C’est alors que mes recherches me conduisirent sur une nouvelle version des règles du KipoussKi, la v.4.2.1 écrite par Branko Milanovic, ancien Nékonomiste en chef de la Banque Mondiale. Pendant 25 ans, il a collecté les données et propose, dans la continuité de Reich, un travail sur les Inégalités mondiales (2019).
Le KipoussKi et les Zinégalités mondiales
Si le Petit Robert n’est pas clair, le Grand Branko est rigolo. C’est lui qui a inventé la Courbe de l’Eléphant. Vous connaissez ? Vous imaginez la silhouette d’un éléphant vue de profil. Vous commencez par la queue, tout en bas, puis vous montez le long d’un dos arrondi et redescendez le long de la tête. Ensuite vous dessinez la trompe qui remonte en l’air très fortement. Vous y êtes ?
En dessous, vous tracez l’axe des abscisses, qui correspond aux salaires moyens en 1993. Puis vous placez en ordonnées la croissance de ce salaire au cours des 25 dernières années. Bon, d’accord, d’un coup, c’est déjà un peu moins Zamuzant. Vous allez voir la suite…
Le début de la courbe, c’est-à-dire le bas de la queue de l’éléphant, représente les populations les plus pauvres qui n’avaient pas de salaire en 1993 et qui n’en ont toujours pas aujourd’hui. C’est le cas de 1 milliard de personnes dont notamment les 600 millions d’habitants de l’Afrique Subsaharienne – qui souffrent encore de famine. Ils sont les Zexclus de la mondialisation qui n’a eu aucun impact sur leurs vies.
Ensuite, la courbe monte fortement en suivant le dos de l’éléphant. Ce sont les grands gagnants de la mondialisation. Leur salaire est passé de 1$ à 6$ par jour. Il s’agit notamment des Zhabitants de l’Asie du Sud Est, du Brésil, de l’Inde (de 2000 à 2005), de la Chine (à partir de 2008).
Quand l’éléphant avait tout compris
Puis la courbe chute violemment le long de la tête de l’éléphant. Ce sont les grands perdants de la mondialisation, c’est-à-dire les classes moyennes des pays de l’OCDE (Europe et Amérique du Nord). Pour certains, le salaire a même diminué puisque la courbe passe sous l’axe des abscisses. Ce qui amène certains Kconomistes à s’interroger : et si la classe moyenne n’était qu’une aberration Nékonomique ponctuelle associée aux Trente Glorieuses et à la reconstruction d’après-guerre ?
Enfin il reste la trompe. En l’air ! Cette partie du graphique rend compte du phénomène suivant : la population la plus riche en 1993 a vu ses revenus exploser avec la mondialisation. Pour des matheux, il faudrait même basculer à une échelle logarithmique pour que la représentation graphique exponentielle tienne encore dans la feuille.
Ainsi, en 2005, 120 personnes possédaient autant de richesses que la moitié de la population mondiale… En 2020, 30 personnes détiennent autant de richesses que 4 milliards d’autres… Comme le rappelle un Proverbe Béninois, « l’éléphant craint plus les parasites que les prédateurs ». C’est pourquoi l’éléphant d’Afrique est en voie d’extinction…
Si je te le dis
