Pourquoi écrire un E-bouc ?

Pour une raison encore inconnue à ce jour, le Bouc a été, de tout temps, associé au Livre.
Dans « Un poète regarde la Croix », Paul Claudel écrit que le bouc est le symbole de la nature pêcheresse… La vache !!! Il est vrai que le Bouc a une très mauvaise réputation. Il est connu pour son odeur, sa saleté et sa sexualité effrénée – Et oui Petit Filou, tu as un sérieux concurrent. Le Bouc est aussi associé au Diable comme le (dé)peint Francisco José de Goya y Lucientes (1746-1828) dans son tableau Le Sabbat des Sorcières...
Au jour des Expiations, le Grand Prêtre recevait rituellement deux Boucs. Le premier était sacrifié pour Yahweh, le second était chassé afin d’emporter au loin les pêchés de l’Humanité – XVIème Chapitre du Lévitique. C’est le f(a)umeux caper emissarius… Avec le temps, ce Book Emissaire est devenu l’individu, le groupe, le texte (…) dénoncé comme le responsable d’une faute qu’il n’a pas commise. A noter qu’en Arabe, Bouc Emissaire se dit كبش الفداء ou bélier de la rançon. Une autre bête à cornes, comme l’escargot.
Dans les sciences oc(cul)tes, le Bouc de Mendes est l’un des noms de Baphomet, idole mystérieuse représentée avec une tête de bouc, des seins, une queue… Cette créature aurait été vénérée par les Chevaliers de l’Ordre du Temple. Une storybook (histoire de bouc) pour justifier la condamnation des Templiers par Philippe IV Le Bel ?
Finalement, le lien entre le bouc et le livre trouve sans doute son origine dans la Recette Rituelle du Bouc Braisé par le Feu appelée aussi Autodafé Ntaba Maya…